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mardi 24 novembre 2009

2012


2012




Un film de Roland Emmerich
Novembre 2009

Et là, c'est le drame. L'inévitable réalisateur/scénariste/producteur depuis désormais plus de quinze ans (chronologiquement parlant, Stargate: la porte des étoiles, Independance Day, Godzilla,The Patriot, Le jour d'après, etc.) s'impose à nouveau avec son blockbuster "2012", l'adaptation du mythe de la fin du monde selon le calendrier maya, un scénario en or pour ce fanatique de la destruction massive.
Malheureusement, cette habitude de primer l'image à l'histoire à Hollywood à contaminée depuis plusieurs années notre "Monsieur fin du monde". En effet, le film raconte l'épopée d'une famille pour survivre à l'apocalypse en tentant de rejoindre des "vaisseaux" construits par les états du monde entier pour quelques privilégiés. Durant les 40 premières minutes, on nous amorce donc une agréable mise en situation du problème (oui, la fin du monde peut être considérée comme problématique) puis vient le commencement du cataclysme où nous avons alors droit à plusieurs scènes époustouflantes dont notamment la destruction de la Californie.
Notre cher réalisateur allemand nous épate donc rapidement, comme à son habitude, mais trop. Une limousine qui traverse un immeuble bien plus bancal que la Tour de Pise en train de s'effondrer puis qui réussit à traverser un tunnel qui s'effondre bien plus lentement que tout le reste, difficile à croire !
Malgré tout, la qualité des effets spéciaux nous fait passer un bon moment, et cela jusqu'à la fin, enfin presque, la dernière heure du film consacrée à un giga-tsunami peut rapidement lasser. A cela, on rajoute comme dit précédemment un scénario prévisible avec son happy-ending, un nombre incroyable de clichés nous laissant un goût amer et un jeu d'acteur qu'on ne pourrait pas qualifier d'époustouflant, tout cela nous laisse peu satisfait par la qualité du film. On retiendra alors ce blockbuster pour son aspect divertissant plus que pour un quelconque autre aspect.
Emmerich a-t-il eu raison d'en faire autant pour nous atteindre visuellement ? Réponse le 21 décembre 2012.


Dr. Azh

5 commentaires:

  1. J'apporte une légère nuance concernant tes propos sur les effets spéciaux : je les trouve au contraire très inégaux. La première séquence de destruction est tout bonnement hallucinante (un plan libre circulant autour du véhicule qui n'est pas sans nous rappeler celui de Spielberg dans La Guerre des mondes) tandis que certaines incrustations numériques telle celle où Cusack observe les oiseaux s'enfuir sont tout bonnement risibles.

    Je m'arrête là pour les commentaires sur ta critique, une fois encore je te souhaite à toi comme à tes camarades bon courage et surtout beaucoup d'inspiration et d'abnégation pour faire vivre votre blog.

    Azariel, étudiant de cinéma à Paris VII.

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  2. Merci encore Azariel pour avoir pris de ton temps pour le site et ma critique !
    j'ai pris notes de tes conseils !
    Pour la critique, je suis d'accord avec toi sur certaines inégalités niveau qualité effets spéciaux, on a parfois quelques séquences qui sont plutôt ridicule, mais je n'en ai pas vu tant que ça. Après je n'ai pas vraiment un oeil expérimenté pour me permettre de tout voir. J'ai trouvé que ça passait bien malgré tout.

    Pour moi le plus ridicule est la dernière phrase du film où on apprend... que la fille du héro ne porte plus de couche !

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  3. J'ai réagis pareil face à la dernière phrase du film; jme suis dis "il a mis quelque millions de dollars et 2h40 de film pour qu'elle porte plus de couche, ça fait un peu beaucoup"

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  4. Je suis un peu du même avis =)
    Et en effet, je trouve qu'il y a pas mal de scènes exagérées et très risibles.
    Emmerich retartine "Le Jour d'après" en un scénario quelque peu différent et bourré de dix fois plus d'effets spéciaux, sans avoir une dent contre ça, on est dans le film typique hollywoodien parce que les héros (américains bien sûr) ont vachement de chance, faut pas abuser non plus =S...
    Les plans se multiplient avec une histoire vraiment bâclée tout ça pour en mettre plein la vue et pour aboutir au fait que la petite ne porte plus de couches...
    T'as pas tord Maxime ^^ ça fait beaucoup de pognon et de temps pour ça.
    On s'améliore pas niveau "Happy End" à Hollywood =P

    En tout cas, merci beaucoup Azariel ! Je connais ton blog et on a beaucoup a envier c'est sur ^^. Merci d'avoir pris le temps d'être venu ici, ainsi que pour le commentaire. On a pas mal de fil à retordre pour faire vivre ce blog car le temps manque mais on y arrivera ^^ !

    [Kumi]

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  5. @Kumiko : Mais de rien, c'est un plaisir d'aider, de conseiller, de supporter ceux qui sont animés par la même flamme que moi.

    Je ne pense pas qu'il y ait besoin d'envier mon travail, ce n'est pas tant une question d'envie qu'une question de pratique : ce qui compte, c'est mettre à l'épreuve continuellement sa plume car l'éprouver c'est déjà y puiser l'inspiration. Je suis extrêmement critique envers moi-même, et lorsque je lis mes propres critiques avec du recul, je me maudis une fois sur deux. C'est donc à force d'exécution que l'on affine dans l'application la singularité de son efficacité stylistique.

    Concernant le temps libre, je suis bien placé pour vous comprendre. Je n'ai moi-même absolument plus le temps de m'occuper de CinéBlog (je n'ai rien écrit depuis plus d'un mois) à force de partiels, de dossiers, de tournage(s), etc. D'ailleurs je file, un dézinguage en règle de Max Ophuls m'attend pour le plus grand bonheur de mon prof' de théâtralité !

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